canton de vaud

Travailler en Suisse Vue du Lavaux canton de Vaud

Formalités pour Travailler En Suisse

La Suisse est un pays où l’on se sent en sécurité, stable politiquement, qui offre une qualité de vie exceptionnelle. Que cela soit en milieu urbain ou dans les régions de campagne, c’est un pays qui reçoit chaque année d’excellentes évaluations pour tous les critères tels que : le salaire, la santé, le climat, les loisirs, la vie familiale, la culture et la vie en société. Les villes de Zurich, Berne et Genève occupent régulièrement les premières places mondiales des lieux les plus agréables où il fait bon vivre.

Vous trouverez ici les informations de bases sur le travail en Suisse et les diverses formalités à remplir. Si vous avez besoin davantage de renseignements, nous vous conseillons de consulter le site travailler-en-suisse.ch qui est complet et donne toutes les informations nécessaires.

Salaire

Les salaires suisses sont réputés être les plus élevés en Europe selon une étude datant de 2016. Selon une autre analyse, en 2015 le revenu moyen d’un ménage se montait à CHF 6’957.-. Si ce chiffre peut sembler élevé pour toute personne ne vivant pas en Suisse, il est essentiel de prendre en compte les charges qui sont conséquentes. En effet le salarié suisse cotise obligatoirement aux assurances sociales, à son assurance maladie ainsi qu’à son assurance vieillesse et à sa prévoyance. Une fois déduit ses montants du salaire, le logement représente également une partie importante des charges. Diverses études démontrent que le pouvoir d’achat en Suisse demeure malgré tout au-dessus de la moyenne européenne.

Permis de travail

Les membres des pays de l’Union européenne (UE) et l’Association européenne de libre-échange (AELE) profitent de la libre circulation des personnes. Ils peuvent, même sans contrat de travail, séjourner en Suisse pendant 3 ou 6 mois pour chercher un travail.

Les citoyens de l’Union européenne et de l’Association européenne de libre-échange qui vivent depuis plus de trois mois en Suisse afin d’y chercher un travail ou y exercer une activité indépendante doivent s’annoncer sous 15 jours à la commune de domicile. Cette annonce doit être faite avant la prise de fonction d’un emploi. Il vous sera demandé les documents suivants: un passeport valable, une photo d’identité, un contrat de travail, une attestation de l’assurance maladie, les documents d’état civil.

Les citoyens des autres pays (pays tiers) sont soumis à des obligations beaucoup plus restrictives. Pour pouvoir s’installer en Suisse, ils doivent, préalablement, obtenir un contrat de travail et un permis de séjour. Un contrat de travail ne donne aucune garantie qu’un permis de travail sera délivré.

Il existe plusieurs permis différents, désignés par des lettres, pour les citoyens de l’Union européenne et de l’Association européenne de libre-échange.

Permis L: permis de courte durée. Il est accordé à des citoyens des pays tiers travaillant moins d’une année et dans la limite des contingents. La durée dépend du contrat de travail.

Permis B : permis de séjour. Il est accordé aux citoyens des pays tiers pour une durée d’un an, généralement renouvelable. Le permis est lié à l’employeur et le titulaire doit vivre dans le canton qui a délivré le permis.

Permis C : permis d’établissement. Généralement accordé après un séjour ininterrompu de 10 ans. Les autorités cantonales délivrent ces permis avec l’approbation de la Confédération.

Permis G : permis frontalier

Contrat de travail

En Suisse les 2 types de contrats de travail les plus utilisés sont:

Le contrat à durée déterminée – CDD : comme son nom l’indique ce contrat est conclu pour un travail qui ne doit pas durer dans le temps.

Le contrat à durée indéterminée – CDI : ce contrat n’a aucune date d’échéance. Chacune des parties peut le résilier en respectant un préavis établi au préalable et mentionné dans ledit contrat. Le code suisse des obligations stipule : un mois de préavis la première année, 2 mois de préavis de la deuxième à la neuvième année, 3 mois de préavis dès la dixième année.

Pour toutes questions sur les contrats de travail et les services spécifiques aux Ressources Humaines, veuillez contacter www.myjobservices.ch, agence de placement, emplois fixes et temporaires située à Nyon et Couvet.

Assurances

Le système de santé suisse est réputé être l’un des meilleurs…et des plus cher au monde ! Pour tout besoin de renseignements concernant la situation des travailleurs frontaliers, nous vous conseillons de consulter les sites travailler-en-suisse.ch ou frontalier.org

Le système suisse d’assurances sociales offre aux personnes vivant et travaillant dans le pays une protection contre des risques. Contrairement au système français de couverture globale par la «sécurité sociale» organisée par l’Etat, les risques couverts sont répartis entre plusieurs organismes :

  • Assurance vieillesse, orphelins et handicapés (système à trois piliers)
  • Protection contre les risques maladie et accident (deux assurances distinctes)
  • Assurance perte de gain pour militaire ainsi qu’en cas de maternité
  • Assurance-chômage
  • Allocations familiales (différents d’un canton à l’autre)

Les prestations sont financées en premier lieu par les revenus d’une activité professionnelle (retenues sur le salaire). Parallèlement, les employeurs participent à toutes les cotisations des assurances sociales, sauf l’assurance-maladie. Celle-ci est obligatoire mais elle est financée uniquement par les versements individuels (primes d’assurance) de chaque assuré. Le montant des primes sont fixés par les caisses maladie.

Premier pilier

La prévoyance obligatoire forme le premier pilier du système social: chaque personne habitant en Suisse doit financer sa contribution à l’assurance vieillesse et survivants (AVS). Il est aussi obligatoire de cotiser à l’assurance invalidité (AI) ainsi qu’à l’assurance-chômage (AC).

L’AVS est une assurance de base, destinée à couvrir les besoins élémentaires des retraités, des orphelins et des veufs. Si les montants versés ne suffisent pas à assurer une vie décente, des prestations complémentaires peuvent être versées aux personnes en situation économique précaire.

Deuxième pilier

La prévoyance professionnelle est le deuxième pilier du système social: il s’agit d’une assurance retraite privée qu’employés et employeurs financent par leurs cotisations et qui sera reversée plus tard sous forme de rente ou de capital. La prévoyance professionnelle est obligatoire pour les salariés gagnant plus de 20’520 francs par an (situation en 2010). En combinaison avec la rente AVS du premier pilier, les assurés arrivés à l’âge de la retraite devraient ainsi percevoir, grâce au deuxième pilier, environ 60% de leur revenu antérieur et pouvoir ainsi continuer à vivre correctement en maintenant leur train de vie.

Troisième pilier

La prévoyance privée et libre forme, selon un choix individuel, le troisième pilier du système social: ces «économies pour la retraite» (appelée prévoyance liée) sont constituées par le biais de contrats d’assurance qui permettent de déduire du revenu imposable les versements effectués, jusqu’à concurrence d’un montant maximal. C’est donc aussi un moyen de payer moins d’impôts. En règle générale, les montants économisés peuvent être retirés à un âge donné. Il y a des exceptions (par exemple un départ définitif à l’étranger).

Chômage

Tous les travailleurs salariés de Suisse n’ayant pas encore atteint l’âge de la retraite sont obligatoirement assurés contre le chômage. La cotisation est payée paritairement par l’employeur et l’employé.

Pour jouir des prestations de l’assurance chômage, il faut remplir les conditions suivantes:

  • Avoir travaillé au moins 12 mois au cours des deux dernières années précédant le chômage
  • Etre domicilié en Suisse
  • Avoir un permis de travail
  • S’annoncer à l’Office régional de placement (ORP)
  • Effectuer des démarches personnelles pour retrouver un nouvel emploi.

Les indemnités de chômage s’élèvent à 70% (80% si l’on des enfants à charge) du salaire moyen gagné au cours des six à douze derniers mois de travail. Le salaire maximum assuré est de 10’500 francs.

Impôts

Les entreprises et les personnes physiques sont taxées à trois niveaux différents:

  • National (impôt fédéral)
  • Cantonal (impôt cantonal)
  • Communal (impôt communal)

La plus grande part fiscale est prélevée par les cantons et les communes, ce qui amène à une concurrence intensive. Dans les cantons, la population vote selon la démocratie directe ses propres lois fiscales.

Les salariés paient des impôts là où ils sont domiciliés. L’impôt fédéral varie selon le revenu, les taux d’imposition cantonaux et communaux, le lieu de domicile, le salaire et la fortune. Il s’agit d’une imposition progressive; le taux maximal étant seulement appliqué quand le salaire est très élevé.

  • Impôt fédéral sur le revenu (taux maximum): 11.5%
  • Taux de l’impôt cantonal et communal sur le revenu (exemples):
    • Revenu imposable de CHF 50’000: 5% – 13%
    • Revenu imposable de CHF 500’000: 11% – 27%
  • Impôt cantonal et communal sur la fortune (exemples):
    • Fortune de CHF 100’000: 0‰ – 2.25‰
    • Imposition maximale: 8.9‰
  • Impôts ecclésiastiques (selon la religion): 0% – 2.3%

Divers – partenariats

Pour les personnes intéressées globalement aux marchés du travail européen, nous conseillons de consulter les sites EURES (le portail européen sur la mobilité de l’emploi) et Pôle Emploi, le principal site d’emplois en France.